30800534La loi handicap du 11 février 2005 précise que les conditions d’accès des personnes handicapées dans les E.R.P (Etablissements Recevant du Public) doivent être les mêmes que celles des personnes valides, ou à défaut d’une qualité d’usage équivalente.

Marie PROST-COLETTA, déléguée ministérielle à l’accessibilité a dressé un état des réalisations effectuées par les collectivités. Pour cela, un questionnaire a été envoyé à quelques villes et les conclusions montrent bien que les villes ont évolué. Chacun prend donc conscience de l’importance de cette loi, et les collectivités ont mis en place de nombreuses pratiques :

Dans les grandes villes, un chargé de mission est nommé et un service accessibilité est crée. Des formations professionnelles leurs sont proposées (Grenoble). Certaines communes ont mis en place un numéro vert pour recueillir les demandes et les réflexions des habitants.

En matière de voirie et d’aménagement de l’espace public, tout est mis en place pour faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite. En collaboration avec les associations de commerçants, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Poitou Charentes a diffusé un « guide d’accessibilité des commerces 2007″. Dans le domaine des transports, les actions sont faites pour favoriser le déplacement des personnes handicapées (Dans le métro à Toulouse, l’ensemble de la signalétique a été adaptée aux personnes handicapées).

En ce qui concerne le logement social, les bailleurs sociaux sont aidés par les communes pour adapter les logements aux personnes à mobilité réduite (Nantes ou Tours par exemple)et les communes ont obligation au recensement des logements accessibles.

En matière de communication, les villes mettent tout en œuvre pour permettre aux personnes déficientes visuelles d’accéder de façon indépendante aux sites internet (A Toulouse, le site internet profite d’une version braille).

Cependant, toutes ces réalisations ne se font pas sans difficultés, quelles soient financières, institutionnelles ou techniques. Mais malgré tous les efforts pour changer les mentalités à l’égard du handicap, il reste encore beaucoup à faire avant le 1er janvier 2015.